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Congés payés 2026 : arrêt Cour de cassation 2023 (acquis pendant maladie)

Cumulez-vous des congés payés en arrêt maladie en 2026 ? Découvrez les nouvelles règles de calcul et de report suite aux arrêts de la Cour de cassation.

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Avertissement : cet article est informatif et ne constitue pas un conseil juridique personnalisé. Les règles de droit (procédure, délais, barèmes, jurisprudence) évoluent fréquemment et leur application varie selon votre situation personnelle. Pour une étude personnalisée de votre cas, consultez un avocat, un notaire, la Maison de Justice et du Droit (MJD) la plus proche ou demandez l’aide juridictionnelle si vous remplissez les conditions de ressources.

En 2026, la gestion de vos congés payés en période d’arrêt maladie n’est plus une zone d’ombre juridique. Depuis les arrêts historiques de la Cour de cassation de septembre 2023 et la loi de mise en conformité d’avril 2024, le droit français s’est aligné sur les exigences du droit européen (UE). Si vous avez été absent pour raison de santé au cours des derniers mois, vous bénéficiez désormais de garanties solides concernant l’acquisition et le report de vos jours de repos. Cette évolution majeure garantit que la maladie ne soit plus synonyme de perte totale de vos droits à la récupération, un principe fondamental pour la protection de la santé des travailleurs.

Pourtant, en 2026, des subtilités subsistent selon la nature de votre pathologie et la durée de votre absence. Entre le calcul au prorata pour les maladies non professionnelles et le maintien intégral des droits pour les accidents du travail, il est crucial de savoir naviguer dans les articles L3141-5 et suivants du Code du travail. Que vous soyez en phase de reprise ou en cours d’indemnisation, comprendre le fonctionnement de votre compteur de congés est essentiel pour faire valoir vos droits auprès de votre direction des ressources humaines ou, le cas échéant, devant les instances compétentes comme la Maison de Justice et du Droit (MJD).

Le nouveau cadre légal des congés payés en 2026 : l’héritage de 2023

L’année 2026 marque la pleine application des réformes structurelles entamées suite à l’intervention de la Cour de cassation. Auparavant, le Code du travail français subordonnait l’acquisition des congés payés à l’exécution d’un travail effectif, sauf en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle (AT/MP). Cette distinction a été jugée contraire au droit de l’Union européenne, qui considère que le droit au congé annuel payé est un principe social d’une importance particulière. Désormais, tout salarié, quelle que soit la cause de son arrêt maladie, continue de cumuler des droits à congés payés pendant sa période d’indisponibilité.

En 2026, cette règle s’applique de manière automatique. Cependant, le législateur a instauré une distinction de volume entre les situations. Si votre arrêt est d’origine non professionnelle, votre cumul est plafonné à un certain niveau, tandis qu’un arrêt lié à votre activité professionnelle permet une acquisition identique à celle d’une période travaillée. Cette nuance est fondamentale pour le calcul de votre solde en fin de période de référence. Pour approfondir vos connaissances sur vos prérogatives globales, n’hésitez pas à consulter notre Droit du travail côté employé : guide 2026, qui détaille l’ensemble des protections dont vous bénéficiez en tant que salarié.

Il est également important de noter que cette réforme a clarifié les obligations de l’employeur. Ce dernier ne peut plus se contenter de constater votre absence ; il doit, dès votre retour, vous informer de vos droits acquis et du délai dont vous disposez pour les exercer. Cette obligation d’information de l’employeur est le point de départ de nombreux délais de prescription et de report, rendant la communication interne plus transparente mais aussi plus technique en 2026.

Calcul des droits : combien de jours cumulez-vous réellement en 2026 ?

Le calcul de vos congés payés en 2026 repose sur une logique de distinction entre « travail effectif » et « période d’arrêt ». Pour un salarié travaillant normalement, le taux d’acquisition reste de 2,5 jours ouvrables par mois, soit 30 jours ouvrables (5 semaines) par an. En revanche, si vous êtes en arrêt pour une maladie non professionnelle, la loi prévoit désormais une acquisition de 2 jours ouvrables par mois, ce qui limite le total annuel à 24 jours ouvrables (soit 4 semaines) si vous êtes absent toute l’année. Ce calcul au prorata vise à respecter le minimum imposé par la directive européenne tout en maintenant une distinction avec les périodes travaillées.

À l’inverse, si votre absence résulte d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle, vous continuez à acquérir 2,5 jours ouvrables par mois, sans limitation de durée. En 2026, la barrière des 12 mois qui limitait autrefois ce cumul en cas d’AT/MP a été supprimée. Vous cumulez donc vos droits à 100 % pendant toute la durée de votre arrêt, même si celui-ci se prolonge sur plusieurs années. Cette protection renforcée souligne la responsabilité de l’entreprise dans la préservation de votre santé et de vos droits sociaux consécutifs à un risque professionnel.

Pour bien comprendre votre situation personnelle, vous devez vérifier votre bulletin de paie. Le compteur de congés doit refléter ces nouvelles modalités. Si vous constatez une anomalie, une mise en demeure par lettre recommandée peut être nécessaire pour demander la régularisation de votre solde. En cas de litige persistant sur le calcul, le recours à un conseil juridique ou à l’Inspection du Travail est recommandé pour obtenir une interprétation précise de votre convention collective, qui peut parfois être plus favorable que la loi.

Le droit au report des congés : la règle des 15 mois

L’une des avancées majeures applicables en 2026 concerne le report des congés que vous n’avez pas pu prendre à cause de votre maladie. La loi a fixé un délai de report de 15 mois. Ce délai permet de ne pas perdre vos jours de repos si votre arrêt maladie s’est terminé après la clôture de la période de prise des congés. Par exemple, si vous tombez malade en mai 2026 et que vous ne pouvez pas prendre vos congés avant la fin de la période de référence (souvent fixée au 31 mai ou au 31 décembre selon les entreprises), ces jours sont protégés.

Le point de départ de ce délai de 15 mois est crucial. Il commence à courir le jour où votre employeur vous informe, après votre reprise du travail, du nombre de jours de congés dont vous disposez et de la date limite pour les utiliser. Si votre employeur manque à cette obligation d’information sous 10 jours après votre retour, le délai de 15 mois ne commence pas à courir, ce qui signifie que vos droits restent ouverts indéfiniment jusqu’à ce que l’information vous soit formellement communiquée. C’est une protection contre l’inertie de l’entreprise.

Toutefois, une exception existe pour les arrêts de très longue durée (supérieurs à un an). Si vous êtes en arrêt depuis plus d’un an au moment où la période de référence se termine, le délai de report de 15 mois débute automatiquement à la fin de cette période d’acquisition, même si vous n’avez pas encore repris le travail. En 2026, cette règle complexe nécessite un suivi rigoureux de votre calendrier de congés pour éviter toute prescription involontaire. La clarté des échanges avec votre service RH est ici votre meilleure alliée.

Tableau comparatif des droits à congés payés en 2026

Pour vous aider à visualiser vos droits selon votre situation en 2026, voici un récapitulatif des règles d’acquisition et de report en vigueur.

Situation du salarié Acquisition mensuelle Plafond annuel (jours ouvrables) Délai de report
Travail effectif (présence) 2,5 jours 30 jours (5 semaines) Selon accord entreprise
Maladie non professionnelle 2 jours 24 jours (4 semaines) 15 mois après reprise
Accident du travail / Maladie pro 2,5 jours 30 jours (5 semaines) 15 mois après reprise
Arrêt longue durée (> 1 an) Selon type de maladie 24 ou 30 jours 15 mois (début auto)

Chiffres clés et seuils en 2026

  • 24 jours : Le nombre minimal de jours de congés garantis par an pour un salarié en arrêt maladie ordinaire sur toute la période.
  • 15 mois : La durée légale du report des congés non pris pour cause de maladie, sauf accord d’entreprise plus favorable.
  • 10 jours : Le délai imparti à l’employeur pour vous informer de vos droits dès votre retour d’arrêt maladie.
  • 3 ans : Le délai de prescription pour réclamer une indemnité compensatrice de congés payés en cas de rupture de contrat.
  • 2 ans : Le délai de prescription pour demander le rappel de jours de congés non pris si vous êtes toujours en poste.

Obligations de l’employeur et formalités de reprise en 2026

En 2026, la reprise du travail après un arrêt maladie est une étape administrativement encadrée. Votre employeur a l’obligation légale de vous fournir, dans les 10 jours suivant votre retour, une information précise sur vos droits à congés. Cette information doit figurer sur votre bulletin de paie ou faire l’objet d’un document séparé. Elle doit mentionner le nombre de jours de congés acquis pendant l’absence et la date jusqu’à laquelle ces jours peuvent être posés. Sans cette formalité, l’employeur s’expose à ce que le délai de report ne vous soit pas opposable.

Si vous estimez que vos droits n’ont pas été respectés, notamment pour des périodes d’absence antérieures à 2026, sachez que la loi a instauré des mécanismes de rétroactivité. Pour les salariés dont le contrat est toujours en cours, il est possible de réclamer des droits acquis depuis le 1er décembre 2009, mais cette action est désormais encadrée par un délai de forclusion de deux ans à compter de l’entrée en vigueur de la loi de 2024. En 2026, il est donc urgent de vérifier vos anciens compteurs si vous pensez avoir été lésé par le passé.

En cas de rupture de votre contrat de travail (licenciement, démission, rupture conventionnelle), vos congés acquis pendant la maladie doivent vous être payés sous forme d’indemnité compensatrice de congés payés. Le calcul de cette indemnité suit la règle du « dixième » ou du « maintien de salaire », la solution la plus avantageuse pour vous devant être retenue. Si vous rencontrez des difficultés pour obtenir ce paiement, vous pouvez saisir le Conseil de Prud’hommes. Pour préparer un tel dossier, la consultation des sources officielles sur Service-Public.fr ou l’assistance d’un avocat spécialisé est vivement conseillée.

FAQ : Vos questions sur les congés payés et la maladie en 2026

Combien de jours de congés payés cumule-t-on par mois en arrêt maladie ?

En 2026, cela dépend de la nature de votre arrêt. Pour une maladie ordinaire (non professionnelle), vous cumulez 2 jours ouvrables par mois, soit 24 jours par an. Pour un accident du travail ou une maladie professionnelle, vous cumulez 2,5 jours ouvrables par mois, soit 30 jours par an, exactement comme si vous étiez présent à votre poste.

Quelle est la durée maximale de report des congés non pris pour cause de maladie ?

La durée légale de report est de 15 mois. Ce délai commence à courir à partir du moment où votre employeur vous a informé de vos droits après votre reprise. Si vous êtes en arrêt depuis plus d’un an, le délai peut commencer à la fin de la période d’acquisition. Certaines conventions collectives prévoient des délais de report plus longs, il est donc utile de vérifier vos accords d’entreprise.

L’arrêt de la Cour de cassation de 2023 est-il rétroactif pour les congés payés ?

Oui, mais avec des limites. Pour les salariés dont le contrat de travail est toujours actif en 2026, il est possible de remonter jusqu’à 2009 pour réclamer des jours non acquis pendant des maladies non professionnelles, à condition d’agir dans les deux ans suivant la loi d’avril 2024. Pour les contrats rompus, la prescription triennale classique s’applique, limitant généralement les réclamations aux trois dernières années précédant la rupture.

Quelle est la différence entre maladie professionnelle et maladie ordinaire pour les congés ?

La différence majeure réside dans le taux d’acquisition. La maladie ordinaire permet d’acquérir 80 % des congés habituels (2 jours/mois au lieu de 2,5), tandis que la maladie professionnelle ou l’accident du travail permet de conserver 100 % de l’acquisition (2,5 jours/mois). En 2026, il n’y a plus de limite de temps pour le cumul en cas d’accident du travail, alors qu’il était autrefois limité à un an.

Comment calculer son solde de congés payés pour la période 2025-2026 ?

Pour calculer votre solde, vous devez additionner les jours acquis pendant vos périodes de travail effectif (2,5 jours/mois) et ceux acquis pendant vos périodes d’arrêt maladie (2 jours/mois pour une maladie ordinaire, 2,5 pour une maladie pro). Par exemple, si en 2025-2026 vous avez travaillé 6 mois et été en arrêt maladie ordinaire 6 mois, votre solde sera de (6 x 2,5) + (6 x 2) = 15 + 12 = 27 jours ouvrables.

Conclusion sur vos droits aux congés payés en 2026

La réforme des congés payés, stabilisée en 2026, constitue une avancée majeure pour la protection des salariés. Elle met fin à une discrimination historique entre les malades et les bien-portants, tout en instaurant un cadre de report de 15 mois qui sécurise vos périodes de repos. Cependant, la technicité des calculs au prorata et les règles spécifiques de point de départ des délais imposent une vigilance constante de votre part. Votre bulletin de paie reste votre premier outil de contrôle, et le dialogue avec votre employeur doit être privilégié dès votre retour d’absence.

Si vous faites face à une contestation de vos droits ou si votre employeur refuse d’appliquer ces nouvelles règles, ne restez pas isolé. Vous pouvez obtenir des informations gratuites auprès de la Maison de Justice et du Droit (MJD) ou consulter les fiches pratiques de Service-Public.fr. Pour une analyse personnalisée de votre situation, notamment en cas de gros arriérés de congés ou de litige complexe sur la nature de votre maladie, l’assistance d’un avocat en droit social ou le recours à l’aide juridictionnelle peut s’avérer indispensable pour garantir le respect de vos droits fondamentaux en 2026.


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Cet article est informatif et ne constitue pas un conseil juridique personnalisé. Les règles évoluent fréquemment. Dernière mise à jour : juin 2026.

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