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Trêve hivernale 2026 : droits locataires

La trêve hivernale 2026 protège les locataires face aux expulsions. Connaissez vos droits et les démarches pour faire valoir cette mesure légale.

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Avertissement : cet article est informatif et ne constitue pas un conseil juridique personnalisé. Les règles de droit (procédure, délais, barèmes, jurisprudence) évoluent fréquemment et leur application varie selon votre situation personnelle. Pour une étude personnalisée de votre cas, consultez un avocat, un notaire, la Maison de Justice et du Droit (MJD) la plus proche ou demandez l’aide juridictionnelle si vous remplissez les conditions de ressources.

Chaque année, l’arrivée de la période hivernale soulève des interrogations cruciales pour des milliers de locataires en France, notamment en ce qui concerne la protection offerte par la trêve hivernale. En 2026, cette mesure légale continue de jouer un rôle essentiel dans la sauvegarde du droit au logement, suspendant les procédures d’expulsion pour les occupants de bonne foi. Comprendre précisément vos droits et les limites de cette protection est fondamental pour aborder sereinement cette période.

Le présent article vise à vous fournir une information claire et précise sur le dispositif de la trêve hivernale pour l’année 2026, en détaillant ses dates d’application, les situations qu’elle couvre, ainsi que les exceptions et les recours dont vous disposez. Nous nous appuierons sur les sources officielles pour vous garantir une information fiable, conformément aux exigences légales en vigueur en 2026. Veuillez noter que cet article ne constitue pas un conseil juridique personnalisé, mais une information générale. Pour une situation spécifique, il est recommandé de consulter un professionnel du droit.

Les dates clés de la trêve hivernale 2026 et son cadre légal

La trêve hivernale est une période durant laquelle les expulsions locatives sont suspendues en France. Cette mesure de protection sociale est encadrée par la loi et vise à éviter que des personnes ne se retrouvent sans abri pendant les mois les plus froids. Pour l’année 2026, les dates d’application de la trêve hivernale sont fixées de manière très précise, comme le rappelle Service-Public.fr.

Conformément à l’article L. 412-6 du Code des procédures civiles d’exécution, la trêve hivernale pour 2026 débutera le 1er novembre 2026 et s’achèvera le 31 mars 2027. Durant cette période, aucune expulsion locative ne peut être exécutée, sauf exceptions spécifiques que nous détaillerons ultérieurement. Il est impératif de bien distinguer la décision d’expulsion, qui peut être prononcée par un juge à tout moment de l’année, de son exécution matérielle, qui est, elle, suspendue pendant la trêve.

L’interdiction d’expulsion et ses exceptions en 2026

Le principe fondamental de la trêve hivernale est l’interdiction pour les propriétaires bailleurs de faire exécuter une décision d’expulsion à l’encontre de leurs locataires. Cette protection s’applique à la majorité des situations d’expulsion locative, qu’il s’agisse d’un impayé de loyer, d’un défaut d’assurance ou d’une occupation sans droit ni titre, pourvu que l’occupant soit de bonne foi. Cependant, il existe des situations particulières où cette interdiction ne s’applique pas en 2026, comme le précise la législation.

Les exceptions à la trêve hivernale sont strictement définies. Premièrement, elle ne s’applique pas aux squatteurs, c’est-à-dire les personnes qui occupent un logement sans droit ni titre et sans l’accord du propriétaire. Deuxièmement, les occupants d’un logement faisant l’objet d’un arrêté de péril ou de salubrité publique, et dont le relogement est assuré dans des conditions décentes, peuvent également être expulsés. Troisièmement, si l’expulsion est prononcée en même temps qu’une mesure d’hébergement ou de relogement adaptée aux besoins de la personne, l’exécution peut avoir lieu. Enfin, une décision de justice peut ordonner l’expulsion d’un locataire dont le logement est situé dans un immeuble frappé d’un arrêté d’insalubrité ou de péril, si l’immeuble doit être démoli ou restauré, et si un relogement décent est proposé. Ces exceptions visent à concilier la protection des locataires avec des impératifs de sécurité ou de salubrité publique.

La procédure d’expulsion : avant, pendant et après la trêve hivernale 2026

La procédure d’expulsion locative est un processus long et strictement encadré par la loi, qui ne s’interrompt pas nécessairement pendant la trêve hivernale, même si son exécution est suspendue. Comprendre les différentes étapes est crucial pour tout locataire ou propriétaire en 2026. La procédure débute généralement par un commandement de payer, signifié par un commissaire de justice (anciennement huissier de justice), donnant au locataire un délai de deux mois pour régler sa dette de loyer.

Si le locataire ne s’acquitte pas de sa dette, le propriétaire peut saisir le juge des contentieux de la protection pour obtenir une ordonnance d’expulsion. Le juge peut accorder des délais de paiement ou un délai de grâce au locataire, pouvant aller jusqu’à trois ans, en fonction de sa situation financière et familiale. Une fois l’ordonnance d’expulsion obtenue, un commandement de quitter les lieux est signifié au locataire, lui accordant un nouveau délai, généralement de deux mois. C’est l’exécution forcée de ce commandement qui est suspendue pendant la trêve hivernale 2026. Dès le 1er avril 2027, l’exécution de l’expulsion peut reprendre, sous réserve de l’intervention de la force publique, qui est soumise à l’autorisation du préfet.

Quels recours pour les locataires et quelles obligations pour les propriétaires en 2026 ?

Face à une menace d’expulsion, même en dehors de la trêve hivernale 2026, les locataires disposent de plusieurs recours pour défendre leurs droits et tenter de trouver des solutions. Il est primordial de ne pas rester isolé et de solliciter l’aide des structures compétentes. Vous pouvez, par exemple, vous adresser à la Maison de Justice et du Droit (MJD) la plus proche de chez vous, qui offre des conseils juridiques gratuits et un accompagnement dans les démarches. Les associations d’aide aux locataires sont également des interlocuteurs précieux pour vous informer et vous orienter.

Si vos ressources sont limitées, vous pouvez demander l’aide juridictionnelle pour bénéficier de l’assistance d’un avocat. Un avocat pourra vous accompagner tout au long de la procédure, vous aider à constituer un dossier solide et plaider votre cause devant le juge, notamment pour demander des délais de paiement ou un délai de grâce. Pour les propriétaires bailleurs, la trêve hivernale implique l’obligation de respecter la suspension des expulsions et de ne pas recourir à des voies de fait pour contraindre le locataire à quitter les lieux, sous peine de sanctions pénales. Le droit au logement est un principe fondamental, et les procédures doivent être scrupuleusement respectées par toutes les parties.

Aspect de la Trêve Hivernale Période concernée en 2026-2027 Principe général Exceptions notables
Dates officielles Du 1er novembre 2026 au 31 mars 2027 Suspension des expulsions locatives Squatteurs, relogement assuré, logement insalubre/péril
Type de logement Tous les logements (principale, secondaire, meublé, non meublé) Protection universelle du locataire de bonne foi Résidences universitaires (sous conditions), certains logements-foyers
Procédure judiciaire Peut se poursuivre pendant la trêve Jugement d’expulsion possible, mais exécution suspendue Aucune exception pour l’exécution pendant la trêve, sauf cas très spécifiques de relogement
Recours du locataire Tout au long de la procédure Demande de délais de grâce, aide au logement, consultation juridique Nécessité de prouver sa bonne foi et sa situation économique

Chiffres clés et seuils applicables en 2026

  • **Dates de la trêve hivernale 2026 :** Du 1er novembre 2026 au 31 mars 2027 inclus, soit une durée de 5 mois.
  • **Délai de grâce :** Le juge peut accorder des délais de paiement ou de grâce pouvant aller jusqu’à 3 ans, en fonction de la situation du locataire (article L. 412-3 du Code des procédures civiles d’exécution).
  • **Plafonds de ressources pour l’aide juridictionnelle en 2026 :** Les plafonds sont réévalués chaque année. À titre indicatif, pour une personne seule, le plafond de ressources pour bénéficier de l’aide juridictionnelle totale est généralement autour de 12 000 € de revenu fiscal de référence annuel, avec des seuils plus élevés pour l’aide partielle. Nous vous invitons à consulter Service-Public.fr pour les chiffres précis de 2026.
  • **Nombre de ménages concernés par les procédures d’expulsion :** Selon les données des années précédentes, plusieurs dizaines de milliers de ménages reçoivent des commandements de quitter les lieux chaque année en France, soulignant l’importance de la trêve hivernale.
  • **Coût indicatif d’une procédure d’expulsion pour le propriétaire :** Les frais de procédure peuvent varier de quelques centaines à plusieurs milliers d’euros, incluant les honoraires d’avocat et les frais de commissaire de justice, hors indemnités d’occupation.

Quelles sont les dates exactes de la trêve hivernale en 2026 ?

En 2026, la trêve hivernale débutera le 1er novembre 2026 et se terminera le 31 mars 2027. Durant cette période de cinq mois, l’exécution des décisions d’expulsion locative est suspendue sur l’ensemble du territoire français. Il est important de noter que ces dates sont fixées par la loi et sont reconduites chaque année, sauf modification législative exceptionnelle. Pour toute confirmation, vous pouvez consulter la section dédiée sur Service-Public.fr.

Un locataire peut-il être expulsé pendant la trêve hivernale 2026 ?

Non, en principe, un locataire ne peut pas être expulsé de son logement pendant la trêve hivernale 2026. La loi suspend l’exécution des expulsions locatives pour protéger les personnes les plus vulnérables du froid. Cependant, il existe des exceptions très spécifiques à cette règle, qui sont strictement encadrées par la loi. Par exemple, les squatteurs ne bénéficient pas de la trêve hivernale, ni les occupants d’un logement insalubre ou en péril si un relogement décent est assuré. En dehors de ces cas précis, toute tentative d’expulsion durant cette période est illégale.

Quelles sont les exceptions à la trêve hivernale pour les expulsions en 2026 ?

Les exceptions à la trêve hivernale en 2026 sont limitées. Elles concernent principalement les squatteurs, c’est-à-dire les personnes qui occupent illégalement un logement sans aucun droit ni titre. La trêve ne s’applique pas non plus lorsque l’expulsion est ordonnée par le juge et qu’un relogement décent et adapté est proposé au locataire. Enfin, les occupants de locaux situés dans des immeubles ayant fait l’objet d’un arrêté de péril ou d’insalubrité, et dont le relogement est garanti dans des conditions décentes, peuvent également être expulsés. Pour toutes ces situations, l’appréciation est faite au cas par cas par les autorités compétentes.

Quels sont les recours pour un locataire menacé d’expulsion après la trêve hivernale 2026 ?

Si vous êtes menacé d’expulsion après la fin de la trêve hivernale 2026 (à partir du 1er avril 2027), plusieurs recours s’offrent à vous. Vous pouvez saisir le juge pour demander des délais de paiement ou un délai de grâce, en justifiant de votre situation. Il est également conseillé de contacter les services sociaux de votre commune ou département, qui peuvent vous accompagner dans la recherche d’un logement ou l’accès à des aides. La Maison de Justice et du Droit (MJD) offre des consultations juridiques gratuites, et vous pouvez solliciter l’aide juridictionnelle pour bénéficier de l’assistance d’un avocat si vos ressources sont modestes. Une démarche proactive est essentielle.

La trêve hivernale 2026 s’applique-t-elle à tous les types de logements ?

Oui, la trêve hivernale 2026 s’applique à la grande majorité des logements, qu’il s’agisse d’une résidence principale, secondaire, d’un logement meublé ou non meublé. La protection est large et vise à couvrir toutes les situations où une personne pourrait se retrouver sans abri. Cependant, certaines exceptions existent pour des types de logements très spécifiques, comme les résidences universitaires lorsque l’occupant a été exclu, ou certains logements-foyers. En cas de doute sur l’application de la trêve à votre situation, il est recommandé de vous informer auprès des services de Service-Public.fr ou d’une association spécialisée.

La trêve hivernale 2026 représente une protection essentielle pour les locataires, mais elle ne dispense pas de la nécessité de comprendre les procédures et de connaître vos droits et obligations. Que vous soyez locataire ou propriétaire, une bonne connaissance du cadre légal est indispensable pour gérer au mieux les situations liées aux impayés de loyer et aux procédures d’expulsion.

En cas de difficultés ou de questions spécifiques à votre situation, nous vous encourageons vivement à contacter les organismes compétents tels que la Maison de Justice et du Droit (MJD), une association d’aide aux locataires, ou à consulter un avocat. Ces professionnels pourront vous apporter un conseil juridique personnalisé et vous orienter vers les démarches adaptées à votre situation.


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Cet article est informatif et ne constitue pas un conseil juridique personnalisé. Les règles évoluent fréquemment. Dernière mise à jour : juin 2026.

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